Recasage de conseillers ministériels : ça va bouger au gouvernement

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Le bateau coule, les rats quittent le navire et le grand pantouflage se met en place, « recasage » des copains qui auront de bons postes sans connaître le goût de l’effort. Mais tous ces gens devraient traverser la rue, tout simplement…
Ces derniers jours, trois membres de cabinet, notamment à Matignon, ont été discrètement bombardés à de beaux postes. Signe d’une fin de règne annoncée de Philippe?
La dernière en date est Claire Scotton, directrice adjointe du cabinet de Pénicaud. La jeune énarque a été bombardée directrice de la stratégie RH d’Orange, où elle a commencé à travailler le 2 janvier. Selon le syndicat CFE-CGC, elle triplera ainsi sa rémunération ; « elle percevra tout compris, salaires, primes, actions, retraites complémentaires… l’équivalent de 250.000 à 300.000€ par an. Alors qu’en cabinet elle devait émarger à moins de 100.000€ ».
Elle n’a aucune expérience à l’étranger alors que les salariés du groupe travaillent dans leur majorité hors de France. A Matignon, Philippe a, lui, voulu assurer l’avenir de sa chef de cabinet – qui a aussi été celle de Raffarin –, Anne Clerc, qui n’est pas haut fonctionnaire et qui n’avait donc pas de point de chute dans l’administration en cas de démission du gouvernement – après les élections européennes par exemple… Dans un décret du 19 décembre passé inaperçu dans le grand public mais pas dans la haute fonction publique, il l’a nommé préfet chargée d’une mission de service public, autrement dit sans affectation territoriale. Un joli saut de carrière.
Toujours à Matignon, le conseiller territoire, François-Antoine Mariani, qui n’est pas non plus haut fonctionnaire de carrière, a été nommé, ce même 19 décembre, commissaire délégué à l’égalité des territoires – un poste crucial en ces temps de troubles dans « la France périphérique ».
Sous Manu1er tout est inédit, jamais une telle valse de « ministres », conseillers et garde rapprochée, dont il s’est séparé contraint et forcé, dès le début de son règne. Et en plus, il est à court de munition. Alors parfois il déplace un ministre ailleurs pour avoir l’impression de faire du neuf avec du vieux. Macron et Philippe même combat !

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