Par où on va, on va par où ?

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Premier chat détecté porteur du SRAS-Cov-2 en France : la transmission de l’Homme au chat est rare mais la distanciation est recommandée –Source : site de l’ENVA – Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort »

L’état d’urgence sanitaire prolongé jusqu’au 24 juillet : ce qui va changer.

Des brigades locales, qu’Olivier Véran a qualifiée “d’anges-gardiens”, vont venir épauler l’Assurance-maladie dans la recherche des cas contact au-delà de la cellule familiale. La loi va “permettre à ces gens qui ne sont pas des professionnels de santé d’avoir accès exceptionnellement à des données médicales”.

“Les adjoints de sécurité, les gendarmes adjoints volontaires, les réservistes de la police et de la gendarmerie nationale ainsi que, et c’est important, les agents de sécurité assermentés dans les transports mais aussi les agents des services de l’autorité de la concurrence pour les commerces pourront constater le non respect des règles de l’urgence sanitaire et le sanctionner”.

DES MILICES ?

D’une information à l’autre, c’est étonnant comme « Matin Brun » pourrait être d’actualité ! (extrait)

 « Lorsqu’il m’a dit qu’il avait dû faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus. C’est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.

-Tu comprends, je ne pouvais pas le faire passer pour un brun.

– Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?

– C’est pas la question, c’était pas un chien brun, c’est tout.

-Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?

-Oui, pareil.

Pour les chats, j’étais au courant. Le mois dernier, j’avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir.

C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’Etat national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns.

Tous les tests de sélection prouvaient qu’ils s’adaptaient mieux à notre vie citadine, qu’ils avaient des portées peu nombreuses et qu’ils mangeaient beaucoup moins. Ma foi, un chat c’est un chat et comme il fallait bien résoudre le problème d’une façon ou d’une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n’étaient pas bruns. La plupart des chefs religieux approuvaient cette mesure.

Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d’arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux. Mon coeur s’était serré, puis on oublie vite.

Je n’sais pas vous, mais moi ça me fait froid dans le dos.

J.

2 mai 2020

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