Manifestations : de nouvelles unités créées pour « passer à l’offensive »

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Le photographe Nnomam Cadoret a filmé le passage à tabac d’un homme par des policiers portant des casques de moto, au cours de la première manifestation contre la réforme des retraites, en décembre dernier. Ces agents font partie d’une nouvelle brigade créée pour encadrer ces rassemblements.

franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 10/02/2020 | 19:03
publié le 10/02/2020 | 19:03

Le 5 décembre dernier, boulevard Magenta, à Paris, des policiers avec des casques de moto frappent un homme à terre, avant de prendre la fuite. L’auteur de ces images est le photographe Nnomam Cadoret. Ce jour-là, il couvrait la première grande manifestation contre la réforme des retraites. « J’étais au milieu de la route, il y avait des gaz lacrymogènes un peu partout, on entendait des détonations derrière. C’est à ce moment-là que j’ai vu la scène, je me suis approché et j’ai commencé à filmer », raconte-t-il.

« Quoi qu’il ait pu faire avant, ça reste choquant »

Les policiers qu’il filme sont des agents d’un genre nouveau. Ils appartiennent à la BRAV-M, la Brigade de répression de l’action violente-motorisée. Il s’agit d’une unité circulant à moto, créée ouvertement pour lutter contre les casseurs. « Qu’une personne soit autant rouée de coups, alors qu’il n’oppose pas de résistance, qu’il est juste en boule, qu’il se recroqueville pour se protéger, ça reste choquant, quoi qu’il ait pu faire avant », poursuit le photographe. Cette vidéo a entraîné l’ouverture d’une enquête de l’inspection générale de la Police nationale.

Nnomam Cadoret a été convoqué comme témoin. Pour l’heure, aucun des policiers impliqués n’aurait été entendu. Derrière l’introduction de ces nouvelles unités, un changement de stratégie, décidé au plus haut niveau. Face à la violence, la police ne doit plus seulement riposter, mais passer à l’offensive.

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C’était à Draveil et Villeneuve-st-Georges en 1908 :  » Alors contre toute attente, un gendarme tire un coup de feu, puis c’est une véritable fusillade, les grévistes sans armes ne peuvent riposter ; ils essaient de se servir de bâtons ; pendant ce temps quelques gendarmes contournent la salle, brisent une vitre et, lâchement, ils déchargent leurs armes sur des malheureux qui s’affaissent dans une mare de sang. « 

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