L’ancien patron d’Auchan devient boss de la réforme retraite

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Extrait : “L’ordonnance du 22 septembre 2017, suite du travail législatif mené par Laurent Pietraszewski, a ainsi écarté quatre facteurs de pénibilité qui permettait à certains salariés d’être formés pour changer de métier ou de partir plus tôt à la retraite : les postures pénibles, les manutentions manuelles de charges, ainsi que l’exposition aux vibrations mécaniques et aux agents chimiques dangereux. Drôle de paradoxe pour ce nouveau membre du gouvernement qui doit désormais convaincre que, oui, il est important de regarder au plus près les métiers pénibles pour mettre en œuvre une « réforme juste »”

Un autre extrait… “Pour Laurent Pietraszewski, l’été 2017 aura été un vrai tremplin. Rapporteur de la première grande loi du champ social – les ordonnances Pénicaud –, il a participé donc activement à, pêle-mêle, l’instauration du plafonnement des indemnités de licenciement, de la fin des CHSCT, de la création du CDI de chantier qui augmente la précarité dans certains secteurs… Un texte largement inspiré des propositions du Medef et qui gravent dans le marbre la flexibilité comme esprit premier de la politique sociale du gouvernement.”

Le règne de Macron est marqué par un mépris sans limite, une morgue inouïe, un crachat permanent au visage des plus pauvres.

NANTES RéVOLTéE

La nomination express du nouveau « monsieur retraite » en est un exemple. Le politicien de droite Delevoye était littéralement carbonisé par la montagne de conflits d’intérêt, de mensonges, et d’illégalités qui étaient révélées chaque jour. Macron a donc désigné son remplaçant pour saccager les retraites : Laurent Pietraszewski.

Pietraszewski est un macroniste de la première heure. Cet individu présenté comme « issu de la société civile » est en fait un PDG de l’entreprise Auchan. Le gouvernement des patrons, au sens littéral. Il a fait carrière dans le groupe de grande distribution à partir de 1990, jusqu’à son élection en tant que député en 2017.

En 2002, Pietraszewski vire une caissière pour une erreur de caisse de 0,80€. PDG intraitable, violent, qui brise une vie pour quelques centimes, alors qu’il gère un groupe qui fait des milliards de profits. Pour cette minuscule erreur présumée, la femme avait même été convoquée au commissariat et placée en garde à vue !

En 2017, Pietraszewski est « rapporteur de la Loi Travail », cette loi immonde qui précarise massivement les salariés, et avait mis des centaines de milliers de personnes dans les rues. La Loi Travail avait été imposée par ordonnances et à coups de grenades lacrymogènes.

Cet été, Pietraszewski a touché 71 872€ d’Auchan pour 2 mois de travail, alors qu’il était député. Certaines sources présentent cette somme comme liée à la fin de son contrat chez Auchan, ce qui est d’autant plus indécent.

C’est donc à un gestionnaire inhumain, un politicien ultra-libéral et un patron richissime que Macron donne les rênes de sa réforme phare. Une raison de plus pour le faire tomber.

Article FranceTVinfo

“Cela a été d’une violence sans nom” : quand Laurent Pietraszewski a mis à pied une caissière qui avait offert un pain au chocolat à une cliente

Laurent Pietraszewski, le 18 décembre 2019 à l\'Elysée à Paris.
Laurent Pietraszewski, le 18 décembre 2019 à l’Elysée à Paris. (FRED DUGIT / MAXPPP)

Par franceinfo – Radio France

Mis à jour le 18/12/2019 | 20:40 – publié le 18/12/2019 | 19:35

Lorsqu’il était à la direction des ressources humaines du groupe Auchan, le nouveau “monsieur retraites” du gouvernement a appelé la police et fait placer en garde à vue l’une de ses caissières “pour une histoire de petit pain”.

Laurent Pietraszewski, député LREM du Nord, a été nommé mercredi 18 décembre secrétaire d’État aux retraites en remplacement du démissionnaire Jean-Paul Delevoye. À 53 ans, Laurent Pietraszewski est un novice en politique : issu de la société civile, il a passé 17 ans au sein du groupe Auchan, dont sept au service des ressources humaines.

À l’époque, le nouveau “monsieur retraites” du gouvernement n’a pas laissé que de bons souvenirs lorsqu’il était à la direction des ressources humaines du groupe Auchan. En 2002, un incident éclate alors qu’il est responsable des ressources humaines dans le magasin Auchan de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Une caissière, qui est par ailleurs à l’époque déléguée syndicale CFDT, offre à une cliente un pain au chocolat qui était trop cuit. Immédiatement mise à pied, elle est placée en garde à vue pour vol. “Cela a été d’une violence sans nom”, témoigne sur franceinfo Guy Laplatine, à l’époque délégué régional pour la CFDT. 

Vous voyez le traumatisme que cela a été pour ma collègue qui est partie entre deux flics pour une histoire de petit pain. Guy Laplatineà franceinfo

“Cela a fini par s’arranger et notre collègue a été réintégrée”, poursuit Guy Laplatine. “C’est une erreur de jeunesse, après, il s’est calmé”, assure-t-il. De son côté, Laurent Pietraszewski assume : “Mon rôle a été d’examiner des éléments objectifs. Après avoir sollicité l’inspection du travail, j’ai pris cette décision. La collaboratrice ne l’a pas contesté aux prud’hommes”, explique-t-il dans le journal L’Humanité.

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