La précarité étudiante ! (vidéo)

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Les organisations étudiantes et les associations caritatives tirent la sonnette d’alarme et relèvent quatre points critiques : la santé, le logement, l’alimentation et l’isolement. Il convient de rappeler qu’avant même la crise liée à la covid 19 , 20% des 2,7 millions d’étudiants en France vivaient en dessous du seuil de pauvreté ( source l’Etudiant ) . De surcroît cette situation a explosé ces derniers mois et 74 % des jeunes interrogés ont estimé avoir rencontré des difficultés financières. La rentrée universitaire se révèle tout aussi critique pour certains étudiants qui se constituaient un pécule grâce aux jobs d’été, qui malheureusement ont été peu nombreux. Deux phénomènes s’ajoutent aujourd’hui. Il y a moins de jobs étudiants à l’année ( cours particuliers, travail dans l’hôtellerie ou dans d’autres secteurs d’activité) . De plus , il est à noter parmi les familles modestes des pertes de ressources des parents qui accompagnaient leurs enfants étudiants.

Sans oublier une tendance lourde pour les étudiants étrangers qui sont les plus touchés par cette crise.
Deux dispositifs ont été mis en place pour tenter de remédier à cette situation.
Les étudiants boursiers pourront bénéficier d’un repas à 1€ dans les RU du CROUS .

Des masques gratuits leur seront fournis par les mutuelles.
Mais est -ce suffisant ? Pas vraiment !!!

Les organisations étudiantes réclament une refonte du système des bourses .
Mais d’autres facteurs interviennent dans cette période notamment le reconfinement et la prolongation des cours à distance.

L’anxiété, l’épuisement, les insomnies et plus généralement les troubles psychologiques gagnent les étudiants et il est à craindre une vague de suicides .
Les étudiants mettent en avant les formations à distance ( distanciel) où ils se trouvent isolés dans une chambre de 5 à 10 m2 sans le contact en présentiel avec les professeurs, les autres étudiants, l’accès aux bibliothèques universitaires. Bref ! Le lien social est brisé de même que les fécondations croisées utiles dans le cadre d’un cursus universitaire.

Malgré les annonces faites par la ministre de l’enseignement supérieur et la recherche de doubler les capacités d’accompagnement psychologique dans les services universitaires en plus de 60 nouvelles assistantes sociales, à ce jour aucune augmentation des moyens n’a été notée .

Comme nous venons de le décrire les problèmes qui touchent les étudiants sont d’une extrême gravité , aussi nous sommes en droit de nous interroger sur l’efficience des dispositifs de « campus connectés » implantés dans des villes éloignées des grands centres universitaires .

1 psychologue pour 30000 étudiants !

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