Gilets jaunes à Paris : plusieurs journalistes arrêtés, d’autres blessés

Facebooktwittermail

>Faits divers|A.R.|20 avril 2019, 18h06|MAJ : 20 avril 2019, 21h20|26

Gaspard Glanz a été interpellé ce samedi 20 avril à Paris alors qu’il couvrait l’acte 23 des Gilets jaunes. LP/Olivier Arandel

Plusieurs professionnels font état de violences ou d’interpellations lors de cet acte 23 des Gilets jaunes.

Alors que la situation continuait à être tendue ce samedi après-midi autour de la place de la République, plusieurs journalistes indépendants font état de violences policières à leur égard lors de l’acte 23 des Gilets jaunes.

Selon la préfecture de police, 189 personnes avaient été interpellées dans la capitale vers 16h30 tandis que les différentes manifestations en avaient réuni 9 000 à 18 heures (27 900 dans toute la France). Mais parmi les personnes arrêtées, tous ne seraient pas des manifestants ou des casseurs. Selon plusieurs journalistes indépendants, certains de leurs confrères ont fait l’objet d’interpellations malgré leur brassard presse, leur casque blanc ou encore leur matériel.

Au moins deux interpellations et des blessés

Le journaliste indépendant Gaspard Glanz fait partie du lot, comme nos reporters sur place ont pu le constater. Une vidéo publiée sur Twitter par un certain Vidooshan montre clairement Gaspard Glanz emmené par plusieurs policiers, effectivement menotté.

Selon un confrère du Figaro, Thibault Izoret, celui qui suit régulièrement les mobilisations de Gilets jaunes a été menotté place de la République. « Les interpellations non conformes se sont multipliées et mon collègue du Figaro a été pris à partie par un membre des forces de l’ordre, je diffuserai les images ce soir », prévient-il.

Vidéo intégrée

Thibault Izoret@TIM_7375

Un journaliste (@GaspardGlanz selon de nombreux journalistes temoins) menotté. les interpellations non conformes se sont multipliées et mon collègue du @Le_Figaro pris à partie par un membre des FDO, je diffuserai les images ce soir #GiletsJaunes #Acte2364116:14 – 20 avr. 20191 113 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Plus tôt dans la matinée, le journaliste indépendant Alexis Kraland, lui aussi habitué à suivre les Gilets jaunes, a également fait l’objet d’une interpellation devant la gare du Nord. Selon son confrère Maxime Reynié, il avait pourtant indiqué sa profession. « Et plusieurs collègues essayaient de discuter avec la police avant de se voir ordonner de quitter les lieux sinon interpellation », précise le photographe indépendant.

Maxime Reynié@Maxime_Reynie

Le journaliste @akraland vient de se faire interpeller fermement dans la gare du nord #paris alors qu’il ai indiqué sa profession de journaliste et que plusieurs collègues essayaient de discuter avec la police avant de se voir ordonner de quitter les lieux sinon interpel #Acte2339511:16 – 20 avr. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité687 personnes parlent à ce sujet

La journaliste collaborant avec RFI Marine Jeannin partage elle une photo d’Alexis Kraland entouré de plusieurs policiers et assure qu’il a ensuite été « embarqué ».Voir l’image sur Twitter

Voir l'image sur Twitter

Marine Jeannin@Marine_Jeannin_

Le journaliste @akraland est embarqué par la police à Gare du Nord#ActeXXIII1911:12 – 20 avr. 2019 · Gare du Nord64 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Alexis Kraland a lui même commenté cette garde à vue en en sortant vers 21 heures. « Sorti d’une garde-à-vue de 8h parce qu’à gare du nord j’ai refusé de lâcher ma caméra à un policier dont le collègue affirmait que c’est une arme par destination. Ils ont donc matraqué ma main qui la tenait avant de m’interpeller pour rébellion de palpation », raconte-t-il sur Twitter. En le fouillant, les policiers ont également trouvé «une miette de weed » et l’ont arrêté pour détention de stupéfiants. « Aucune notification de mes droits, pas droit au médecin ni à un avocat. (…) 8h15 après l’interpellation je suis sorti sans suites (a priori) mais mon casque de skate, mes protège-tibia et mes lunettes de protection ont été détruites sur ordre d’un magistrat. »

Alexis Kraland@akraland

Sorti d’une garde-à-vue de 8h parce qu’à gare du nord j’ai refusé de lâcher ma caméra à un policier dont le collègue affirmait que c’est une « arme par destination ». Ils ont donc matraqué ma main qui la tenait avant de m’interpeller pour « rébellion de palpation »41820:44 – 20 avr. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité603 personnes parlent à ce sujet

« Ne bafouez pas l’état de droit », plaide un syndicat

« La presse particulièrement visée par les forces de l’ordre. Nombreux photographes, cameramen, techniciens parfaitement identifiables pris pour cible en dehors de tout cadre déontologique. Nombreux blessés », dénonce pour sa part l’agence Line Press dont l’un des collaborateurs, le journaliste freelance Clément Lanot, raconte sur Twitter avoir été « visé par un (tir de) LBD alors que je suis identité presse (brassard, carte, caméra). Tout va bien, merci les protections. »Voir l’image sur Twitter

Voir l'image sur Twitter

Clément Lanot@ClementLanotEn réponse à @ClementLanot

Je viens d’être visé par un LBD alors que je suis identité presse (brassard, carte, caméra). Tout va bien, merci les protections.35613:31 – 20 avr. 2019499 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

« Une journaliste aurait reçu un flashball sur la main gauche d’après plusieurs témoins. Elle a rapidement été prise en charge par les Street Medics (les bénévoles assurant les premiers secours, ndlr) », écrit par ailleurs Charles Baudry, également journaliste freelance.

Sur sa vidéo, une femme avec un casque presse a effectivement l’air d’avoir besoin d’assistance, mise à l’écart par des manifestants.

Charles Baudry@CharlesBaudry · 5 hEn réponse à @CharlesBaudry

🔴

Plusieurs devantures de commerces autour de la Place de la République cassés (Café République, SFR, …). #GiletsJaunes #Acte23 #ActeXXIII #20Avril #YellowVests #Paris

Vidéo intégrée

Charles Baudry@CharlesBaudry

🔴

Une journaliste aurait reçu un flashball sur la main gauche d’après plusieurs témoins. Elle a rapidement été prise en charge par les Street Medics. #GiletsJaunes #Acte23 #ActeXXIII #20Avril #YellowVests #Paris pic.twitter.com/AcuHqJd37j9717:06 – 20 avr. 2019 · Paris, FranceInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Vidéo intégrée

233 personnes parlent à ce sujet

« Qu’est-ce qui justifie d’interpeller des reporters, si ce n’est pour les empêcher de travailler ? Ne bafouez pas l’état de droit Christophe Castaner ! Préfecture de police, respectez la liberté d’informer ! » a d’ores et déjà réagi sur Twitter le SNJ, premier syndicat des journalistes.

SNJ@SNJ_national

Qu’est-ce qui justifie d’interpeller des reporters, si ce n’est pour les empêcher de travailler ? Ne bafouez pas l’état de droit @CCastaner ! @prefpolice respectez la liberté d’informer !#AlloPlaceBeauvau @franckriesterMaxime Reynié@Maxime_ReynieLe journaliste @akraland vient de se faire interpeller fermement dans la gare du nord #paris alors qu’il ai indiqué sa profession de journaliste et que plusieurs collègues essayaient de discuter avec la police avant de se voir ordonner de quitter les lieux sinon interpel #Acte2328615:02 – 20 avr. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité395 personnes parlent à ce sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.