Deux poèmes de soutien aux Gilets jaunes (à relayer sans modération)

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Les petites gens

Les petites gens 
Sont des grandes personnes 
Pour qui nul argent 
Dans les poches  ne résonne
Dans les poches  ne résonne

Les petites gens
Toute leur vie moissonne
Sans voir leurs dirigeants  
Qui sans cesse les rançonne
Qui sans cesse les rançonne

Les petites gens
Quand la retraite sonne
Vivent comme des indigents
Quand survient leur automne
Quand survient leur automne

Les petites gens
Un jour refuse l’aumône 
Jetée par le Régent
Et mettent leurs gilets jaunes
Et mettent leurs gilets jaunes

Les petites gens
Sont ceux qu’on emprisonne
Parce qu’il est urgent
Qu’aucun peuple ne raisonne
Qu’aucun peuple ne raisonne

Arrêtez-moi si je mens !
Je m’en veux autant qu’à nous-mêmes
Pour cette inertie qui enferme
Ce qu’il y a de profond en nous
Criant : « on ne vit pas à genoux » !
Arrêtez-moi si je mens…
Je n’aspire qu’à vivre autrement

Femmes et hommes dérisoires
Vivant de troubles de mémoire,
Que de bruit dans nos silences,
Que de douceur dans nos violences !
Arrêtez-moi si je mens…
Je n’aspire qu’à vivre bruyamment

Les jours s’enlisent dans l’immobile,
Le temps qui passe est bien futile,
Les traces s’effacent après nos pas.
Pas de témoins, pas de faux pas !
Arrêtez-moi si je mens…
Je n’aspire qu’à vivre ardemment

Nos belles idées si importantes,
Et nos actions peu exaltantes,
Il serait temps, même si c’est vain
D’enlever toute l’eau du vin.
Arrêtez-moi si je mens…
Je n’aspire qu’à vivre urgemment

Michel Di Nocera – Cantal (adhérent SACEM – auteur de deux CD)

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