Manuel d’auto-défense contre le langage sur la privatisation des retraites (économistes atterrés)

Ce guide d’auto-défense a pour vocation de fournir des arguments à tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la réforme des retraites mais sont parfois démunis face aux éléments de langage (parfois faux, la plupart du temps incomplets ou simplistes) qu’on leur oppose.

Comment répondre aux éléments de langage du gouvernement ?

Que rétorquer à son ami, salarié du privé, qui prétend que « ça fait les pieds aux fonctionnaires et aux cheminots » ?

Quels chiffres simples mais efficaces mettre en avant pour exprimer sa colère ou son inquiétude ?** En bref, comment (se) mobiliser contre la réforme des retraites ? ( lire la suite ... )

POURQUOI IL FAUT REFUSER LA « PRISE EN COMPTE DE LA PÉNIBILITÉ AU TRAVAIL » :

Ce texte est long, mais il donne un éclairage très intéressant sur la question.Frustration MagazineJ’aime la Page7 janvier, 08:43 · 

POURQUOI IL FAUT REFUSER LA « PRISE EN COMPTE DE LA PÉNIBILITÉ AU TRAVAIL » :

Aujourd’hui, alors que le projet de loi est « rédigé à 95% » et déjà envoyé pour relecture au Conseil d’Etat, les syndicats sont reçus au ministère du travail pour « négocier ». Et une petite carotte a été agitée sous leur nez par le gouvernement : « prendre en compte la pénibilité pour partir plus tôt à la retraite », quelle bonne idée, sociale et de bon sens ! Ce serait la « clef pour sortir du conflit » nous dit-on. La CFDT applaudit, plusieurs syndicats approuvent, les grands journalistes attendent que les grévistes rentrent chez eux. ( lire la suite ... )

Parole de GJ : ne nous jugeons pas …

Même si beaucoup d’entre nous ne pouvons pas toujours être présents aux manifestations, il n’en demeure pas moins que la communication par les réseaux sociaux demeure elle aussi un engagement. Chacun fait ce qu’il ou elle peut. De plus, ce sont très souvent les mêmes qui sont présents quasiment tout le temps dans les ronds-points, les AG, les cabanes, les réunions, les manifs, les opérations…..Ils est normal que la fatigue et / ou l’usure est raison de certains. D’ailleurs, beaucoup s’absentent mais reviennent. Alors ne baissons pas les bras, et, restons quoi qu’il en soit solidaires. Ne nous jugeons pas. On est là , tous là, d’une manière ou d’une autre. Et c’est bien ça qui compte. Ce gouvernement ne démontre en fait que sa faiblesse grandissante en abusant de plus en plus de la violence par ses forces dites de l’ordre, oui le sien, d’une dictature mole se dévoilant moins mole mais de plus en plus dure aux yeux du monde entier. On vaincra parce qu’on se bat avec notre coeur pour de justes causes. Il y a des hauts et des bas c’est vrai. Mais nous sommes dans le vrai, le juste, alors merci aux valeureux et valeureuses toujours sur les terrains, merci aux soutiens de toutes formes, merci à tous pour nos enfants. On fatigue mais on persévère, on chute parfois mais on se relève. On ne lâche rien quoi ! Bisous à tous. ( lire la suite ... )

Mai maintenant

Un bel article sur l’esprit de mai (68) en décembre :

Mai, le joli mai en barque sur la colère des peuples. L’éternel esprit de mai a soufflé sur les frimas de décembre et fait éclore en janvier les fleurs de la révolte. Des fleurs de contre-feu.

 © formesdesluttes.org

… Les populations diverses manifestent ensemble, malgré les intimidations musclées de la police qui encage les cortèges par de multiples rangées de robots caparaçonnés, casqués, prêts à dégainer le tonfa et la lacrymo puisque le pouvoir les a achetés pour ça. Sur les pavés, ambiance de colère mais de fête : dynamisme collectif, solidarité dans la lutte. Aux fenêtres des immeubles, on applaudit, on épingle des messages de soutien. Sur les échafaudages, les travailleurs s’arrêtent le temps que passe le long ruban bruyant, c’est-à-dire pendant des heures. D’en bas on appelle chacun et chacune à rejoindre les manifestants. Lire l’intégralité de l’article ( lire la suite ... )

Anarchie : point d’histoire

Soudain, le silence se fit, et je pris la parole :

« Vous tous, hommes et femmes, ne voyez-vous pas que l’État est votre pire ennemi ? C’est une machine qui vous broie pour préserver la classe dominante, vos maîtres. Comme des enfants naïfs, vous vous fiez à vos dirigeants politiques. Ils abusent de votre confiance pour vous vendre aussitôt au premier venu. Mais même en dehors de ces trahisons directes, vos responsables politiques font cause commune avec vos ennemis pour vous tenir en laisse, pour vous empêcher toute action directe. L’État est le pilier du capitalisme, et il est ridicule de compter sur lui pour un quelconque secours.(…)
Non seulement vos voisins vous ont dépouillés de votre pain, mais ils sucent aussi votre sang. Et ils continueront à vous voler, vous, vos enfants et les enfants de vos enfants tant que vous ne vous réveillerez pas, tant que vous n’aurez pas le courage de revendiquer vos droits. Alors, allez manifester devant les palais des riches, exigez du travail. S’ils ne vous en donnent pas, exigez du pain. S’ils vous refusent les deux, prenez le pain. C’est votre droit le plus sacré ! » ( lire la suite ... )

Paroles de Street Médic: un témoignage direct, émouvant et décapant

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A travers discussion et questionnement rapportés ici, des street Médic de Clermont livrent un matériau de première main, foncièrement honnête et nuancé, celui de leur engagement sans réserve, leur action, les situations et les difficultés qu’ils affrontent, les moments inattendus du côté des forces de l’ordre et des manifestants. Il donne à réfléchir à ceux qui veulent répondre à cette invitation.

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Futurs Voeux de nouvel an – vus par un GJ d’ici

Francaises, francais, belges, belges, j’ai bien compris, vous aimez travailler. Avec abnégation, pour des cacahuètes.

Je vous aime.

A partir de 2040, les jours fériés seront travaillés. Les dimanches aussi, et les congés, comme la retraite,  pourront être repoussés après la mort.

Vous n’êtes pas des robots, vous n’êtes pas des esclaves, vous pouvez dans l’honneur, choisir volontairement de travailler, jusqu’au bout, jusqu’à la dernière goutte de sang, jusqu’au dernier tremblement, jusqu’à la dernière fuite d’urine, jusqu’au dernier soupir, pour la grandeur de la France. » ( lire la suite ... )

Mobilisation contre la réforme des retraites: l’ombre des «gilets jaunes»

Voici en clair un texte qui va dans le sens de nous remonter le moral dans cette grève qui perdure et va perdurer jusqu’au retrait pur et simple de la réforme prétexte des retraites, voire faire tomber un gouvernement devenu de plus en plus incapable d’écouter, de comprendre et de résoudre intelligemment une problématique qui de toute évidence lui est complètement étrangère … (je mets le texte intégral) :

 » Après un an de mouvement des « gilets jaunes », les mobilisations contre la réforme des retraites ont marqué le retour en force des organisations syndicales et des formes plus classiques de lutte sociale. Sur le terrain, les modes de résistance ne sont pourtant plus tout à fait les mêmes. ( lire la suite ... )

Simone Weil et la grève, ou la dignité retrouvée

Au Palais Bourbon, l’Histoire et la Renommée sont captives, figées sur un mobilier au sommet duquel un marteau assène l’exigence des pensées amputées. C’est ailleurs, sur les pavés et dans les lieux de labeur, que demain se dessine, des cols bleus aux pointes blanches de l’opéra Garnier. Et l’on se souvient d’une philosophe ouvrière syndicaliste révolutionnaire anarchiste mystique résistante…

Alors que les chantres de la macronie, sur leurs plateaux rutilants et face à leurs micros (qu’il conviendrait pourtant d’aborder la voix tremblante pour dire ce qui est, ce qui se pense, ce qui est souffles du moment), ignorent, étouffent, détournent et salissent la marche de libération actuelle, quand ils ne se gaussent pas et ne s’indignent pas, les têtes se relèvent. Mains arrachées ? Visages éborgnés et traumatisés ? Geôles remplies ? L’éveil demeure ! Sera-t-il parenthèse ? Probablement, car c’est le lot d’une histoire française que de voir des fenêtres rideaux aux vents sur une façade austère qui rappelle celles des lieux de détention. Mais une parenthèse à vivre pleinement. Et qui potentiellement sera constituante, en plus d’être destituante. Et assurément sublime car elle permet d’exister un moment, au moins et pour toujours. D’ailleurs, le Front populaire n’a-t-il pas bénéficié de tous les égards de l’Histoire et de la Renommée ? ( lire la suite ... )