La série de mensonges de Darmanin à propos des retraites.

Retraites: un ministre a-t-il le droit de mentir?

Le JDD, journal possédé par le groupe Lagardère, a publié le dimanche 1er décembre une interview atterrante de Gérald Darmanin, sur la réforme des retraites. Atterrante, oui car elle multiplie les mensonges. Nous les rectifions ici.

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    Le JDD, journal possédé par le groupe Lagardère, a publié le dimanche 1er décembre une interview atterrante de Gérald Darmanin, sur la réforme des retraites. Atterrante, oui car elle multiplie les mensonges.

    Darmanin prétend que son gouvernement va « sauver nos retraites et celles de nos enfants ». Pourtant, les retraites ont déjà été sauvées par Balladur en 1993, par Fillon en 2003, par Woerth en 2010. Les projections du COR (Conseil d’orientation des retraites) montrent que le système actuel peut fonctionner en quasi-équilibre jusqu’en 2070. Certes ces projections sont discutables puisqu’elles comportent une baisse de 26% du niveau des retraites par rapport aux salaires, mais, la réforme préconisée comporte une baisse identique puisqu’elle se plie à la même contrainte : ne pas augmenter le ratio dépenses de retraites/PIB. ( lire la suite ... )

A propos de paté et de foie gras …

« Une maladie fréquente touche les animaux en gavage : la candidose. Cette pathologie profite d’une moindre lésion pour s’installer et proliférer. De plus, dès qu’elle est enclenchée, elle arrive très rapidement à affecter tous les oiseaux par le biais de l’embuc qui passe d’oiseau en oiseau pendant le gavage. Alors pour contrer la candidose au mieux, du premier au dernier repas le gaveur rajoute aux pâtées ni plus ni moins du sulfate de cuivre qui fait parti des métaux lourds et toxiques. Cela est sans parler des antibiotiques nécessaires pour des oiseaux que les gaveurs reçoivent très souvent malades et qu’ils doivent soigner en cours de gavage. Toutes les molécules de ces produits se retrouvent dans tout ce qui constitue l’animal.
Les 4 à 5 derniers jours de gavage sont les plus à craindre. C’est dans cette période que l’hécatombe commence sérieusement et s’amplifie d’heure en heure. Pendant les fortes chaleurs, ce sont des milliers d’oiseaux morts jetés à la poubelle, qui avant cela, ont eu tout le temps de vivre leur lente agonie due à l’excès de chaleur et le manque d’air, en plus de la graisse et des blocages digestifs qui doucement étreignaient peu à peu et inexorablement leurs organes vitaux jusqu’au trépas.
Une pathologie se déclare en raison de l’excès d’alimentation : la stéatose hépatique nutritionnelle. Elle se caractérise par la présence d’acides gras stockés dans les cellules du foie. Ce stockage résulte d’une saturation des capacités d’exportation des acides gras.
Suite au choc du gavage, l’animal est immédiatement pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié qui atteindra presque 10 fois son volume normal en fin de gavage, rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles. Les sacs pulmonaires sont compressés, le centre de gravité de l’animal est déplacé. »
-Cargocollective ( lire la suite ... )

Bizarre comme le métier de prof n’attire plus …

Ben ???comprends pas ! 🤔 où sont passés les candidats ? Personne ne veut donc :

– un salaire le plus bas de l’ocde, bloqué depuis des années avec un point d’indice gelé et une perte du pouvoir d’achat de 18% en dix ans , selon les chiffres de L’INSEE ?

– des classes de 35 élèves et des heures supp imposées.?

– une  » mission  » élastique qui fait qu’on peut t’imposer autant de tâches qu’on le désire car aucun contrat ne stipule ton nombre d’ heures hors les heures devant élèves : réunions, commissions, conseils de classe, journées portes ouvertes, réunion parents- profs, conception de projets, préparations de sorties, activités, concertations avec Cpe ou infirmière, accueil de parents qui ne peuvent venir qu’après dix-huit heures, correction de copies gratuite de Bts ou de certification en langue, le soir au lycée jusqu’à 20 heures, ou chez toi après ta journée de cours ou le jour que tu réserves à la correction de tes propres copies. ? ( lire la suite ... )

pour que les jeunes se réconcilient avec la contestation, évitez leurs l’étape « syndicat » bourrée d’ « égos » et d’arrivisme

Le dégoût de la politique n’est pas une fatalité. Mais pour le combattre, il faut cesser de se répéter, comme on le lit continuellement sur les forums et les commentaires d’articles et comme on l’entend dans n’importe quelle discussion, que c’est parce que « les gens sont individualistes et ne pensent qu’à leur gueule ». Ce que la plupart de nos partis et syndicats sont devenus, des machines à carrière pour des dirigeants effectivement individualistes, est/joue pour beaucoup dans ce désintérêt politique de tous. Charge à tous ceux qui croient dans la nécessité de l’action collective de tourner le dos aux machines à démobiliser et de promouvoir les organisations ouvertes, motivantes et respectueuses de leurs membres. ( lire la suite ... )

MARCHE OU GRÈVE #2 : Gilets jaunes, Bernard Friot, violences policières et convergence

Un large panorama de la situation de la grève sur toute la France et surtout cet entretien clé avec Bernard Friot qui martèle avec sa détermination habituelle par une argumentation sans faille le véritable enjeu : la sortie du capitalisme ne pourra se faire (et donc toutes les revendications quelles qu’elles soient ne pourront aboutir) tant que l’on ne changera pas sa façon de considérer le travail et les travailleur.se.s … pour la question des retraites, cala signifie que, contrairement à ce que veulent nous faire croire tous les dirigeants, les retraité.e.s sont des travailleur.es.s (et non pas des non-travailleur.se.s) qui ont droit (dès 50 ans) à la poursuite de leur salaire. Ecoutez Bernard Friot, et réécoutez le pour bien compendre cette pensée profondément révolutionnaire au sens le plus noble et le plus fort du terme. Si l’on ne veut pas continuer à sa faire balader par le gouvernement actuel – pour ne parler que de la France – il va falloir changer de slogan, arrêter de quémender un aménagement de la réforme qui ne nous donnera au mieux que des miettes (vous l’avez compris, E.Philippe ne lâchera rien sur le principe qui nous met prisonnier du « marché de l’emploi » et nous positionne comme des retraités non-travailleur.se.s n’ayant droit qu’à une pension en fonction de leurs cotisations). Bonne écoute et prenons en de la graine ! ( lire la suite ... )

Et cette réserve de 150 milliards qui équilibre déjà les retraites ?

On a un total de réserve de 150 milliards (…) C’est comme si vous aviez 100 euros de découvert à la fin du mois, que vous aviez 15.000 euros d’épargne et que vous paniquiez parce que vous n’allez pas pouvoir finir le mois ». – Gilles Raveaud

Pour financer la lutte dessinée…
▶️ https://fr.tipeee.com/allan-barte 😘

▶️ Source: http://www.regards.fr/la-midinale/article/gilles-raveaud-la-reponse-au-deficit-du-regime-des-retraites-c-est-l-emploi-il
Ou en résumé, rapidos: https://www.facebook.com/watch/?v=2532029650406948 ( lire la suite ... )

Tv Millevaches – débat – « Dictionnaire amoureux de la résistance »

Peut-on échapper à la société de contrôle ou doit-on la renverser ? Est-il possible de construire un archipel de dissidences qui résiste à la répression ? Le Grand soir n’est-il qu’un fossile d’une pensée politique ensevelie ?

Excellente vidéo tournée en Corrèze

Voir la vidéo sur Télé Millevaches

L’état commande 1000 LBD

L’Etat commande de nouveaux LBD à deux PME françaises

Deux appels d’offres ont été attribués à des PME françaises pour fournir des lanceurs de balles de défense à la police.

Par L’ObsPublié le 28 novembre 2019 à 17h39

Deux PME françaises ont remporté ce mercredi 27 novembre l’appel d’offres lancé fin 2018 par le ministère de l’Intérieur pour la fourniture de plusieurs centaines de lanceurs de balles de défense (LBD).

Un premier marché, d’une valeur de 727 450 euros, a été attribué au groupe Rivolier pour la fourniture d’un lanceur à six coups, selon le bulletin officiel des annonces des marchés publics. Cela inclut 180 LBD et leur équipement. ( lire la suite ... )

Nouvelles formes de la contestation populaire

Avec : Fabrice Angéi, secrétaire confédéral de la CGT ; Alain Bertho, professeur d’anthropologie à l’université de Paris VIII-Saint-Denis, auteur du «Temps des émeutes» (Bayard, 2009) ; Léo (pour le collectif Le carton qui croustille) ; les musiciens de La Fanfare invisible, qui viendront témoigner en fin de plateau.

SECU : excédentaire +déficit artificiellement créé

Le déficit de la Sécurité sociale, un mensonge d’Etat par Henry Sterdyniak
Front de Gauche Pierre Bénite 22 Octobre 2019 3
Protection sociale, Economie, Politique nationale

Selon le Projet de Loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les comptes de la Sécurité sociale présenteraient un déficit de 5,3 milliards d’euros en 2019, ce qui a permis à la grande presse de titrer : « Le trou de la Sécurité sociale se creuse » ou « La Sécu en rouge après les gilets jaunes ».
La Cour des comptes écrit de même : « En 2019, le déficit va fortement s’aggraver ». Ce déficit proviendrait des mesures « gilets jaunes » et de l’explosion des dépenses de maladie et de retraite, qu’il conviendrait donc de réduire au plus vite. 
Il s’agit d’un mensonge d’Etat. La Sécurité sociale est en réalité en excédent de 11,7 milliards d’euros ; elle ne souffre pas d’une hausse de dépenses, mais d’une baisse de recettes.
Dans les comptes des finances publiques publiés dans le Projet de Loi de finances(PLF) 2020, les administrations de Sécurité sociale (ASSO) présentent, en 2019, un excédent de 11,7 milliards.
Pourquoi cette différence?
C’est que les gouvernements imposent à la Sécurité sociale de rembourser à marche forcée la dette accumulée pendant la crise financière. Donc, en 2019, la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) a remboursé 15,7 milliards, grâce à un versement de 2,1 milliards du Fonds de réserve pour les retraites (FRR); mais surtout grâce aux recettes de la CRDS et de la CSG.
Au final, le déficit affiché, loin d’augmenter la dette, s’explique par la réduction rapide de cette dernière. Globalement, la Sécurité sociale (au sens large, y compris la CADES) s’est désendettée de 11,7 milliards en 2019
La Sécurité sociale (au sens large) est d’ailleurs excédentaire depuis 2014.
C’est une bonne nouvelle, car, en 2025, quand toute la dette sociale aura été remboursée1, ces 15,7 milliards seront disponibles, pour financer les retraites ou pour améliorer les conditions de vie et de travail dans les EHPAD (ce que l’on pourrait faire plus vite d’ailleurs en ralentissant le rythme de remboursement). De 2012 à 2020, la dette de la Sécurité sociale va ainsi baisser de 10% du PIB à 7,6%; dans le même temps, celle de l’État va augmenter de 72 % à 83%. L’État fait peser l’effort de désendettement sur la Sécurité sociale et il omet de le compter quand il évalue le solde de la Sécurité sociale.
On ne peut que s’étonner que les soi-disant magistrats de la Cour des comptes ne dénoncent pas ce tour de passe-passe. Au contraire, ceux-ci écrivent: «Un ralentissement des dépenses apparaît ainsi nécessaire afin d’assurer un retour pérenne de la Sécurité sociale à l’équilibre financier, par-delà les effets du cycle économique sur les recettes».
En fait, la Sécurité sociale enregistre déjà 11,7 milliards d’excédent, alors même qu’il manque environ 2,4 % d’emplois pour retrouver le taux de chômage d’avant la crise, soit une perte de 9 milliards de cotisations et un coût de 7 milliards de cotisations chômage.
Le solde structurel est donc de l’ordre de 28 milliards. Mais la Cour des comptes (comme son satellite le Haut Conseil des finances publiques) et le gouvernement prétendent que la France, en 2019, avec un taux de chômage de 8,5%, est déjà au taux de chômage d’équilibre. En 2019, les dépenses de Sécurité sociale ont augmenté de 2,1%, soit nettement moins que le PIB (2,7%) ou que la masse salariale (3,3 %).
Il n’y a donc pas d’explosion des dépenses sociales. Le problème vient des ressources.
Revenant sur la Loi Veil du 25 juillet 1994, l’Etat a de surcroît décidé de ne plus compenser à la Sécurité sociale les exonérations de cotisations sociales.
Ainsi, pour 2019, les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires coûtent-elles 1,9 milliard à la Sécurité sociale, l’exonération de la prime exceptionnelle de 1 000 euros 1,2 milliard, la baisse de la CSG sur les retraités à faible pension 1,5 milliard, enfin, les baisses de forfait social 0,6 milliard. Soit 5,2 milliards au total, la cause du déficit affiché.
L’État fait ainsi le généreux avec l’argent de la Sécurité sociale…
Et lui impose en contrepartie de baisser les prestations. Les caisses de Sécurité sociale ne sont plus autonomes. Chaque année, à l’automne, les cabinets du ministre des Finances et du ministre des Affaires sociales organisent les transferts entre les différents régimes pour éviter qu’un régime présente trop d’excédent, ce qui justifierait d’augmenter les prestations. Ainsi, les excédents de la branche famille sont-ils périodiquement transférés à la branche retraite. En contrepartie, les prestations familiales ne suivent jamais l’évolution des salaires et pas toujours celle des prix. En 3 ans, elles ont encore perdu 2% de pouvoir d’achat. Les allocations logement en ont perdu 3%. Les retraites inférieures à 2000 euros par mois ont perdu 2,3 % de pouvoir d’achat, tandis que celles au-dessus en ont perdu 5%.
Le discours sur le déficit de la Sécurité sociale justifie l’érosion des prestations. Pour 2020, le gouvernement prévoit une hausse du PIB de 2,6 % (dont 1,3% de prix et 1,3 % en volume) et de la masse salariale de 2,8%. Mais, les prestations sociales n’augmenteraient que de 2,3% (sur le champ Sécurité sociale stricto sensu), de 2,1% sur le champ large (intégrant l’Unedic, l’AGIRC-ARRCO, …), de sorte que le solde de l’ensemble passerait à un excédent de 19 milliards.
La progression de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) serait limitée à 2,3% (1% en volume), soit 4,2 milliards d’économie, dont 1 milliard sur les hôpitaux, 1,3 milliard sur le prix des produits de santé, 1,2 milliard sur les actes (biologie, radiologie).
Le supplément d’indemnités journalières, dont bénéficiaient les parents de 3 enfants (ou plus), est supprimé (pour une économie de 150 millions). Les EHPAD ne se voient attribuer que 200 millions supplémentaires. La revalorisation des pensions de retraites sera de 1% pour les pensions inférieures à 2000 euros par mois, mais de 0,3 % seulement pour les autres, soit une perte de pouvoir d’achat de 0,7%.
Cette distinction, compliquée à mettre en œuvre, brise la logique des assurances sociales. Les prestations de retraite sont un droit social, acquis par les cotisations, et ne doivent pas servir d’ajustement des finances publiques. Comme en 2019, cette revalorisation de 0,3% s’appliquera aussi au RSA, aux prestations familiales, aux allocations logement. Par contre, l’ASPA (le minimum vieillesse) a été revalorisée de 3,2% en janvier 2019 et devrait l’être de 3,7% en janvier 2020 (à 903 euros par mois) et l’AAH (Allocation adulte handicapé) est revalorisée de 4,65% le 1er novembre 2019 (mais le plafond de ressources pour un couple reste à 1625 euros).
En fait, les économies réalisées par la sous-indexation de certaines prestations (1,5 milliard) sont supérieures aux dépenses de revalorisation de l’ASPA et de l’AAH (450 millions).
Le PLFSS présente aussi des prévisions allant jusqu’à 2023.
A cette date, les régimes de retraites présenteraient un déficit de 6,6 milliards. On a entendu des cris d’orfraie: il faudrait d’urgence repousser l’âge de départ à la retraite. En fait, en 2023, selon le PLFSS, les autres régimes de la Sécurité sociale seraient excédentaires de sorte que, globalement, le déficit de la Sécurité sociale (au sens strict) ne serait que de 1,1 milliard. Compte tenu de l’excédent des autres régimes, de l’Unedic et de la CADES, l’ensemble des organismes de Sécurité sociale présenterait un excédent de l’ordre de 23 milliards.
De 2017 à 2023, les dépenses de retraites augmenteraient de 14,5%, soit nettement moins que la masse salariale (17%), puisque les pensions déjà liquidées ne seraient au mieux qu’indexées sur les prix et que l’effet de noria (la hausse de la retraite moyenne liée au fait que les nouveaux retraités ont des pensions plus fortes que les retraités décédés) s’atténue, mais les recettes n’augmenteraient que de 12,3%, en raison de l’hypothèse d’une forte baisse du nombre de fonctionnaires (et donc de leurs cotisations) et de la non compensation des exonérations de cotisations.
Le gouvernement prépare ainsi le terrain pour qu’en 2025, le système de retraite soit en déficit, ce qui justifiera de réduire les pensions plus fortement encore qu’annoncé par le rapport Delevoye ( lire la suite ... )