“Castaner assassin” : à Besançon, trois gilets jaunes condamnés pour outrage envers le ministre de l’Intérieur

Mr et Mme Frédéric Vuillaume et Kévin Binda convoqués devant le tribunal correctionnel de Besançon pour outrage envers le ministre de l'intérieur Christophe Castaner / © France 3 Franche-Comté : Emmanuel Rivallain
Mr et Mme Frédéric Vuillaume et Kévin Binda convoqués devant le tribunal correctionnel de Besançon pour outrage envers le ministre de l’intérieur Christophe Castaner / © France 3 Franche-Comté : Emmanuel Rivallain

Voici le verdict du procès pour outrage à Castaner qui a été décidé le 15 mai 2019 en début d’après-midi à Besançon : Nous avons été condamné ma femme et moi à 1500 euros d’amende avec sursis avec 5 ans oui 5 ans de mise à l’épreuve car notre casier judiciaire était vierge, Kévin lui a été relaxé sur la rébellion mais a été condamné lui aussi pour outrage à Castaner et doit payer l’amande de 1000 euros car lui son casier judiciaire n’était pas vierge (des bêtises de jeunesse). Ma femme est moi avons fait appel car nous sommes très surpris de ce verdict qui n’a absolument pas tenu compte des arguments en notre faveur qu’avait mis en avant notre excellent avocat Maître Vernier. Nous espérons que la justice de notre pays nous jugera équitablement pour les faits que nous avons commis : juste un slogan pour faire réagir le peuple sur la répression que les gilets jaunes subissent régulièrement dans les manifestations alors que nous voulons vivre dignement dans un des pays les plus riches du monde. Je réitère mes propos Castaner est un assassin. ..de la démocratie on ne réprime pas des gens qui souffrent de leurs conditions sociales inacceptables à coup de LBD et de grenades de desencerclements, on ne résout rien par ce déchaînement de violences😠 Vous avez blessé mutilés des gens qui manifestaient pour une société plus juste et respecteuse de l’humain et de l’environnement😠 Vous n’êtes plus crédible et vous avez échoué prenez en conscience car vous avez déjà perdu ✊✊✊

Article de presse

Frédéric Vuillaume, Marie-Christine Vuillaume et Kévin Binda ont été condamnés ce mercredi 15 mai par le tribunal correctionnel pour avoir outragé en mars dernier le ministre lors d’une visite dans le quartier Planoise. 

Par Sophie CourageotPublié le 15/05/2019 à 15:19Frédéric Vuillaume leader de Force Ouvrière et sa femme sont condamnés pour outrage à 1500 euros d’amende avec sursis avec 5 ans de mise à l’épreuve. Ils n’auront pas à payer cette amende s’ils ne récidivent pas sur ces faits. Ils ont éte relaxés sur le motif de rebellion. Ces deux derniers vont faire appel.

« C’était un slogan, c’était notre liberté d’expression, nous sommes surpris de la teneur du jugement » confie Frédéric Vuillaume au rendez-vous de toutes les manifestations de gilets jaunes depuis novembre 2017 à Besançon. « Castaner assassine la démocratie quand avec tout ce qu’il fait comme les tirs de LBD…  » ajoute le syndicaliste. 

Kévin Binda, est relaxé sur le motif de rébellion mais il devra payer pour outrage envers le premier ministre 1000 euros d’amende en raison d’un casier judiciaire. 

Les faits remontent au 13 mars 2019.  Ce jour là, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner était en visite à Besançon. Avec le maire Jean-Louis Fousseret, il s’est rendu dans le quartier de Planoise pour lancer la police de sécurité du quotidien.

Cinq personnes qui tentaient d’approcher le ministre ont été interpellées pour outrages et rébellion. « Castaner assassin » le mot aurait été lâché. Deux personnes avaient été relâchées, trois  maintenues en garde à vue.

Lors de l’audience du 29 avril dernier, la procureur avait requis une peine de 2 mois de prison avec sursis.

L’avocat des prévenus Me Verdier avait défendu lors du procès la liberté d’expression. Les gilets jaunes disent avoir voulu scander « Castaner assassin… de la démocratie » sans qu’on leur laisse leur temps de finir leur phrases avaient alors expliqué Frédéric Vuillaume et son épouse.

La défense avait souligné lors du procès que Christophe Castaner avait dans la presse traité d’abrutis des Bisontins rencontrés lors de sa visite dans le quartier Planoise.  Le ministère de l’Intérieur ne s’était pas déplacé pour être présent lors de l’audience devant le tribunal correctionnel. 

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