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Parents d’élèves, sachez-le, le bac Blanquer et ses E3C, c’est donc :

– Des sujets disponibles corrigés sur internet avant que les élèves ne composent (un peu partout) ;

– Des élèves de Première qui se retrouvent séquestrés dans leur établissement sous cadenas à composer sous la contrainte (Bordeaux) ;

– Des élèves de Seconde et Terminale jugés susceptibles de perturber la tenue des épreuves de Première qui sont séquestrés, enfermés à clé en salle d’étude, où une élève fait une crise d’angoisse sans qu’aucun secours ne lui soit porté (Aiguillon) ;

– Une alarme incendie désactivée au mépris de toute sécurité et un élève blessé par un vigile envoyé par le rectorat (Romans-sur-Isère) ;

– Des élèves qui sont envoyés composer pendant que des camarades à eux, blessés par la police pour avoir essayé d’organiser un blocage à l’entrée de leur bahut, gisent sur le trottoir, en train d’être pris en charge par les secours (Rennes) ;

– Des épreuves se tenant sous la garde de policiers armés (Grenoble, Bordeaux) ;

– Des élèves qui se retrouvent à plancher sur des sujets sans rapport avec ce qu’ils ont travaillé en classe (un peu partout) ;

– Des surveillances assurées par des personnels retraités qui ne savent pas utiliser le matériel pour lancer les fichiers audio de compréhension orale ;

– Des élèves qui repassent une deuxième fois sur le même sujet en cas de report ;

– D’autres qui sont déclarés absents à l’épreuve et reçoivent un zéro pour ne pas avoir forcé un barrage à l’entrée de leur établissement (un peu partout) ;

– D’autres encore qui sont punis d’un zéro pour s’être joints à un mouvement lycéen de protestation, qui passeront en conseil de discipline ou subissent un dépôt de plainte de la part d’une proviseure pour avoir appelé au boycott des épreuves (Lyon) ;

– Le ministère qui ment éhontément en annonçant la bonne tenue d’épreuves là où elles ne se sont pas tenues, tel cet établissement bloqué où seuls 20 élèves internes ont pu composer sur 389 élèves attendus (Le Mans) ;

– Quatre élèves placés en garde à vue pendant 48h puis déférés au Parquet pour avoir, en geste de protestation avec leurs camarades, mis feu à une poubelle devant leur établissement ; le procureur lui-même estime la procédure irrégulière, exige le remboursement de la poubelle mais l’abandon des poursuites (Paris) ;

Et j’en passe…

Bref, le nouveau bac Blanquer, c’est rupture d’égalité partout, légalité nulle part.

Et la contrainte par la force et la menace pour faire passer tout cela, parce que le ministre a décrété que cela se passerait – par tous les moyens ! – et parce que plus nulle part dans ce pays il n’y a de consentement à l’autorité des incapables qui nous gouvernent.

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